Depuis 1997, la série Grand Theft Auto a sorti plus d'une douzaine de jeux sur PC, consoles de salon et consoles portables. Elle est passée de la vue de dessus en 2D sur PlayStation à la 3D en monde ouvert sur PS2, puis aux villes très détaillées de la PS3 et de la PS4. Pendant ce temps, DMA Design est devenu Rockstar North. GTA VI est annoncé pour le 19 novembre 2026 sur PS5 et Xbox Series, donc c'est le bon moment pour faire le bilan. Ce classement prend en compte les 12 principaux jeux de la série sortis à ce jour, extension incluse. Chaque jeu est jugé sur trois points : son apport à la série, son contenu et la façon dont il a vieilli quand on y rejoue aujourd'hui. Pour chaque titre, vous trouverez l'année de sortie, les consoles concernées et ce qui le distingue des autres.
Les GTA en 2D et sur consoles portables
12. GTA : London 1969 (1999, PC et PlayStation). Ce n'est pas un vrai jeu à part entière : c'est la seule extension officielle de la série sortie sur console. Il faut d'ailleurs le premier GTA pour le lancer. Le jeu reprend le moteur du jeu de 1997 et se passe dans un Londres de la fin des années 60, avec conduite à gauche, argot britannique et voitures de l'époque. Le changement de décor est réussi, mais on retrouve exactement le même gameplay que dans le jeu de base, et c'est pour ça qu'il arrive dernier.
11. Grand Theft Auto Advance (2004, Game Boy Advance). Ce GTA a été développé par Digital Eclipse. Il revient à la vue de dessus et se passe à Liberty City en 2000, un an avant les événements de GTA III. On y joue Mike, un petit criminel qui cherche à venger son associé. C'est une prouesse technique sur une console portable 32 bits, mais les missions se ressemblent beaucoup et l'histoire est oubliable. Il intéressera surtout les collectionneurs de jeux Game Boy Advance.
10. Grand Theft Auto (1997, PC puis PlayStation en 1998). C'est le jeu qui a tout lancé. DMA Design, le studio de Dundee connu pour Lemmings, y propose déjà trois villes : Liberty City, Vice City et San Andreas. Elles reviendront toutes dans la série. Vue de dessus, missions données par des cabines téléphoniques, vols de voitures, système de recherche policière : toutes les bases de la série sont là. Aujourd'hui, le jeu est dur à reprendre en main, avec des commandes rigides, une sauvegarde peu pratique et une caméra qui laisse peu de temps pour réagir. Son importance historique reste énorme.

9. Grand Theft Auto 2 (1999, PC, PlayStation, puis Dreamcast et Game Boy Color en 2000). La suite se passe dans Anywhere City, une ville rétro-futuriste, et introduit un système de respect envers sept gangs. Accepter une mission pour une faction fait baisser votre réputation auprès de ses rivaux. Ce principe de choix et de conséquences donne plus de profondeur que le premier épisode. Les graphismes sont plus lisibles et l'éclairage dynamique est un vrai progrès. Pour découvrir la période 2D de la série, c'est l'épisode le plus agréable à jouer.
8. GTA : Liberty City Stories (2005 sur PSP, 2006 sur PS2). Rockstar Leeds y adapte en 3D sur PSP le Liberty City de GTA III, mais en 1998. On joue Toni Cipriani, un homme de main de la famille Leone qu'on croisait déjà dans GTA III. Le jeu a été pensé pour la portable : missions courtes, nombreux points de sauvegarde, et un mode multijoueur en Wi-Fi local sur PSP. Il montre que la série pouvait tenir sur une portable, mais il a peu d'idées nouvelles.
7. GTA : Vice City Stories (2006 sur PSP, 2007 sur PS2). Ce préquel se passe en 1984 et fait jouer Victor Vance, le personnage tué dans les premières minutes de Vice City. Il fait mieux que Liberty City Stories grâce à son système d'empire : on s'empare de bâtiments et on choisit quel type d'activité criminelle y installer. La carte reprend celle de Vice City, avec de nouveaux quartiers, des jet-skis et une radio remplie de titres des années 80. C'est le meilleur GTA en 3D sur PSP.
Les fondations de la 3D et l'ère HD
6. GTA : Chinatown Wars (2009, Nintendo DS, puis PSP). C'est un jeu à part dans la série, souvent sous-estimé. On joue Huang Lee, qui arrive à Liberty City pour livrer une épée de famille et se fait dépouiller dès le début. La vue de dessus, en 3D avec un style proche de la bande dessinée, rappelle les premiers GTA. Le jeu exploite bien l'écran tactile de la DS : on démarre une voiture en trafiquant les fils, on fabrique des cocktails Molotov, on joue avec des minuscules tickets à gratter. Le marché de revente de drogue, avec des prix qui changent d'un quartier à l'autre, donne une vraie dimension économique. Il a obtenu certaines des meilleures notes de la DS et reste le GTA portable le plus complet.
5. Grand Theft Auto III (2001, PS2, puis PC en 2002 et Xbox en 2003). Le 22 octobre 2001, GTA III fait passer la série en monde ouvert en 3D. Liberty City, inspirée de New York, est découpée en trois îles qui se débloquent au fil de l'histoire. Claude, le héros muet, part de rien et grimpe dans le milieu en travaillant pour la Mafia, les Yakuza et les Triades. Les stations de radio avec leurs animateurs et leurs fausses publicités, les missions annexes de taxi, d'ambulance ou de pompier, et la liberté totale dans les rues ont influencé tous les jeux en monde ouvert qui ont suivi. Le jeu a un peu vieilli : pas de moto, pas d'hélicoptère pilotable, une visée basique. C'est la seule raison pour laquelle il n'est pas plus haut.
4. Grand Theft Auto IV (2008, PS3 et Xbox 360, puis PC). GTA IV sort le 29 avril 2008 et revient à Liberty City avec le moteur RAGE et le système d'animation physique Euphoria. Les piétons trébuchent, s'agrippent aux voitures et réagissent de façon crédible quand on les bouscule. Niko Bellic, un immigré d'Europe de l'Est qui vient chercher le rêve américain chez son cousin Roman, est l'un des héros les plus travaillés de la série. Le ton est plus sérieux, la conduite plus lourde et la ville plus dense. Les deux épisodes d'extension sortis en 2009, The Lost and Damned (avec un gang de motards) et The Ballad of Gay Tony (dans le monde des boîtes de nuit), ajoutent une trentaine d'heures de jeu. Le multijoueur en ligne, jusqu'à 16 joueurs sur console, prépare l'arrivée de GTA Online.
Le podium des meilleurs GTA de l'histoire
3. Grand Theft Auto : Vice City (2002, PS2, puis PC et Xbox). Un an seulement après GTA III, Rockstar emmène les joueurs dans un Miami fictif, en 1986. Tommy Vercetti, interprété par Ray Liotta, sort de prison et veut prendre le contrôle du trafic de la ville. Vice City apporte les motos, les hélicoptères pilotables et l'achat de propriétés qui génèrent des revenus. Sa bande-son est un de ses principaux atouts : des centaines de titres des années 80 répartis sur des stations pop, rock, hip-hop ou new wave. Ses néons, ses chemises à fleurs et ses références à Scarface et à Miami Vice en font l'épisode à l'ambiance la plus marquée de la série.

2. Grand Theft Auto V (2013, PS3 et Xbox 360, puis PS4, Xbox One, PC, PS5 et Xbox Series). Sorti le 17 septembre 2013, GTA V fait jouer trois personnages entre lesquels on passe à tout moment : Michael, braqueur à la retraite, Franklin, jeune de South Los Santos, et Trevor, totalement imprévisible. Los Santos et le comté de Blaine forment la plus grande carte jamais créée par Rockstar North à l'époque. Les braquages en plusieurs étapes, préparés à l'avance, sont le point fort du jeu. Il a rapporté un milliard de dollars en trois jours et dépasse aujourd'hui les 215 millions d'exemplaires vendus selon Take-Two. Il est sorti sur trois générations de consoles, et GTA Online, lancé le 1er octobre 2013, continue d'être mis à jour.
1. Grand Theft Auto : San Andreas (2004, PS2, puis Xbox et PC en 2005). San Andreas est sorti le 26 octobre 2004, et c'est l'épisode le plus ambitieux de la période PS2. Carl « CJ » Johnson revient à Los Santos en 1992 après la mort de sa mère et retrouve un quartier de Grove Street en train de s'effondrer. La carte compte trois villes, Los Santos, San Fierro et Las Venturas, séparées par la campagne, le désert et des montagnes. Le jeu ajoute des éléments de jeu de rôle : la musculature, l'endurance et la masse grasse de CJ évoluent selon ce qu'il mange et le sport qu'il fait, et ses compétences de conduite ou de tir s'améliorent avec la pratique. On peut nager, apprendre à piloter des avions, utiliser un jetpack, conquérir des territoires face aux gangs rivaux ou s'occuper de sa coiffure et de ses tatouages. San Andreas a tiré le maximum de la PS2. Son contenu et sa liberté restent rarement égalés, même face à des jeux plus récents, et c'est pour ça qu'il arrive en tête.





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